Majo Coppens, les fictions du "Je"

17.06.07

Faire comme si, comme si la forme de ce corps n'était que la forme extériorisée de la perception que j'avais de mon propre corps, comme si les contours qui délimitaient ce corps décrivaient l'intérieur d'un vide, insupportable, inévitable, comme si cet espace ressenti comme intériorité était une certaine forme de fiction, d'artifice, d'art, comme si l'empreinte de ce corps pouvait à tout moment se retourner sur lui-même comme un gant, se dédoubler comme dans un miroir, de positif devenir négatif, comme si en ce retournement la pression devenait trop forte, comme si l'explosion, ou plutôt l'implosion était imminente, comme si cette tension impossible à surmonter s'anéantissait dans la disparition. Evelyne Artaud

Cet ouvrage, publié aux Editions Cercle d'Art, a été réalisé à l'occasion de l'exposition des oeuvres de Majo Coppens à l'Espace Saint-Jean à Melun en 2000.

Textes : Evelyne Artaud

Création graphique : Atelier Fabrizi, Claire Pasquet

 

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